Louise, elle est folle, un texte de Leslie Kaplan
Création au Nouveau Théâtre du 8e en 2017
Reprise au Théâtre de l’Élysée en 2018
Distribution
Mise en scène : Louise Buenafuente & Éloïse Sekuła
Collaboration artistique : Marie-Aude Christianne (aide à la direction d’actrices)
Vidéo : Vincent Boujon
Partenaires : Théâtre des Marronniers,
La Ferme du Vinatier,
Rectorat de l’Académie de Lyon, Région Auvergne Rhône-Alpes
Avec le soutien de : La Fédération Cie Philippe Delaigue – Lyon 1er,
Théâtre Astrée – Villeurbanne,
Théâtre de L’Aqueduc – Dardilly,
Clinique Villa des roses – Ste-Foy-lès-Lyon,
Carré30 – Lyon 1er
Crédit vidéos : Vincent Boujon
Crédit photos : Judith Sévy
À propos du spectacle
Louise, elle est folle dit la trahison du langage, et celle de la réalité, qui ne disent pas la vie mais la ressassent, l’enferment.
Nous avons été saisies d’abord par cet épuisement du langage qui rappelle, bien sûr, Beckett.
Nous lisions Au-delà des Larmes de Claude Régy, et Croire aux Fauves de Nastassja Martin. Nous y rencontrions l’obscurité et le silence, la parole performative, le trouble créateur, la confusion entre les règnes – humain, animal, vie, mort.
Tout nous crie, et nous avec, une nécessité créatrice, d’inversion du statu quo, de renversement, comme Leslie Kaplan l’écrit si puissamment.
De cette nécessité impérieuse de création est née une lettre à l’autrice. Cela nous a donné l’occasion d’entrer en contact avec elle et la chance d’obtenir de sa part ses droits d’auteure et ses encouragements.
Pour renverser ce que l’autrice nomme la « civilisation du cliché », cette reproduction de l’état des choses, qui met en place l’oppression, il faut d’abord la connaître, en son for intérieur, mais aussi être capable d’un pas de côté.
Nous nous saisissons donc de la langue de Leslie Kaplan comme clef de notre recherche, comme une manière de déjouer les « pensées (…) ruminées et inconsistantes », de ce « monde de papier peint ». Nous explorerons également tous les à-côté possibles du discours conventionnel, la périphérie, la transformation. Notre recherche prend la forme de laboratoires, où nous examinons la spatialité de cet à-côté, et la capacité du langage poétique et politique à transgresser, inventer de nouvelles manières de vivre.
Création théâtre des Marronniers : novembre 2022, 7 représentations tout public et scolaires.
Reprise : Festival Vill’arts (01), octobre 2024 ; Balise 46 MJC de Villeurbanne et Lycée
Résidences
2021
28 au 31 janvier : Carré 30,
17 au 21 février : Théâtre Astrée, La Doua-Villeurbanne
6/7 mars et 3/4 avril : Clinique Villa des roses, Ste-Foy-lès-Lyon 12 au 18 avril : Théâtre Aqueduc, Dardilly
5 mai au 17 juin : Carré 30, Lyon
7 au 12 septembre : La Fédération – Cie Philippe Delaigue, Lyon 22 au 24 septembre : Théâtre Aqueduc, Dardilly
2022
17 au 23 janvier : La Ferme du Vinatier, Bron
28 février au 5 mars : La Ferme du Vinatier, Bron
Septembre/Octobre 2022 : La Fédération-Cie Philippe Delaigue, Lyon Octobre 2022 : École de théâtre de Lyon, Lyon.
In situ
- Octobre 2021 à janvier 2025 : Tournée d’une forme courte de la pièce adaptée en salle de classe- Collèges et lycées Lyon et sa métropole
- Vidéo de Vincent Boujon extrait « alors toi tu achètes tout »
- Projet pédagogique :
- Ateliers de création théâtrale en lien avec la forme courte jouée en salle de classe.
Établissements partenaires 2021-2025 :
- Lycée Marcel Sembat, Vénissieux
- Lycée les Canuts, Vaulx en velin
- Lycée Camille Claudel, Lyon 4e
- Lycée Orsel, Oullins
Une langue philosophique à partager avec la jeunesse :
Notre travail en résidences nous a poussées à imaginer un projet pédagogique à destination des lycéens. Nous avons été soutenues et diffusées par le rectorat et ainsi acté des partenariats avec des lycées de l’Académie de Lyon. Nous jouons dans les salles de classe une forme courte de trente minutes, adaptable en tous lieux. Nous faisons suivre ces représentations d’un cycle d’atelier selon les besoins pédagogiques.
– (…) le mot réalité il dit tout il dit rien
– comment tu peux dire qu’il dit rien
la réalité c’est tout
– est-ce qu’on a plus de réalité quand on apparaît
ou quand on disparaît
– quelle question stupide
bien sûr quand on apparaît
– alors l’apparence c’est la réalité
alors la réalité c’est l’apparence. »
Sous formes de débats, d’interventions, de propositions d’extraits mis en espace, nous nous tournons vers des publics jeunes et en construction. Nous pensons qu’à travers les élucubrations de ces deux femmes, des endroits de discussions peuvent ouvrir des horizons de parole avec le monde de demain en dialoguant sur la société d’aujourd’hui.
Une ouverture à la discussion dans l’espace public :
Organiser des agoras, tant dans des lieux extérieurs qu’intérieurs, culturels ou non, à partir de lectures d’extraits ou de pastilles mises en jeu sur quelques minutes :
« – alors toi
tu achètes tout ?
– bien sûr
j’achète tout
– tu n’achètes pas
en fonction
de tes besoins ?
– de mes besoins ?
quel rapport ?
– comment ça, quel rapport
tu as un besoin
il te manque quelque chose
tu achètes »
À plusieurs endroits, le texte interroge des biais de notre société. Nous l’utilisons comme invitation au dialogue pour les penser ensemble.